Post-Rock, Guitars and archers.
Mogwai, Sigur Rós, Tortoise, Explosion In The Sky, Godspeed You! Black Emperor, A Silver Mt. Zion, Jesu, Souvaris.. Ces anagrammes obscures ne vous disent sûrement rien mais derrière ces complexités se cachent des groupes qui, depuis plusieurs années officient du haut de leurs grandes instrumentations, tapis dans les ombres féériques et frénétiques des studios où s’étendent leur magie.
Le Post-rock a déjà quelques acquis mais reste ce genre musical méconnu du grand public car sûrement encore trop jeune pour y laisser ses empreintes indélibiles. Et pourtant.
C’est au début de l’année 1994 que cette fusion patronymique opéra lorsqu’à la sortie du premier album de Bark Psychosis, Hex le britannique Simon Reynolds glissa dans les lignes de la revue Mojo le terme « post-rock » afin d’y définir l’orchestration. Pourquoi « post-rock » ? Pour toute fusion musicale il faut un genre prédominant et à moins de lire de façon aveugle, je parle bien ici de Rock. A cette philosophie mélodieuse s’y sont ajoutés des progressions harmoniques, des mélodies ambientes et autres ingrédients atmosphériques assez loin de ce que le genre nous proposait il y a de cela quelques décennies.Simon Reynolds définit l’opus de Bark Psychosis comme une oeuvre utilisant les bases mêmes du rock sans pour autant s’y conformer, comme un emprunt où guitares sont exploitées à des fins bien plus audacieuses qu’elles ne s’y prêtent habituellement.
Depuis ce « sous-genre » s’est vu propulsé partout où hémisphère il y a, en sachant concquérir, convertir et s’imposer comme une nécessité musicale. Les collectifs se multiplient de part et d’autres des frontières et se sont rigoureusement installés au Canada (A Silver Mt. Zion, Do Make Say Think, GY!BE, Set Fire To Flames..), aux USA (Explosions In The Sky, This Will Destroy You, Neurosis, Tortoise..) mais aussi dans notre contrée sous les noms furtifs de Melatonine, Microfilm ou encore M83.

Si ce style paraît encore trop étroit quant à une appréciation et une approche accessible c’est qu’à l’heure où les auditeurs convoitent davantage la structuration d’un morceau, le Post-rock lui, offre une dimension plutôt destructurée et longue. La durée moyenne des compositions s’affiliant plus au Trip-Hop ou à l’ambient atteignant en général une dizaine voire une vingtaine de minutes. Les voix à l’exception du groupe islandais Sigur Rós sont utilisées comme un moindre instrument, le post-rock se voulant limpide, aérien, fluide et cristalin et parfois même abordant une violence sonique inégalée.
Les indispensables :
Bark Psychosis – Hex
Sigur Ros – Ágætis Byrjun
Explosion In The Sky – The Earth is Not a Cold Dead Place
Tortoise – TNT
Jesu – Why Are We Not Perfect?
A Silver Mt. Zion – He Has Left Us Alone but Shafts of Light Sometimes Grace the Corner of Our Rooms…
Mogwai – Come On Die Young
Melatonine – Décembre est un samedi






Et pourquoi pas plutôt ( ) de Sigur Ros ?
« où s’étend leur magie » au lieu de « où s’étendent leur magie. » Indigeste ton style, tu fais bien de ne pas persévérer !
L’erreur est humaine je crois Lael. Mais merci de souligner ma faute, c’est toujours bon à prendre. Ce ton hautain m’encourage au contraire, à persévérer.
Quant à Tulipe, j’ai sélectionné cet album de SR sur un coup de tête après avoir longtemps hésité entre plusieurs de leur discographie. Il est juste que ( ) est tout aussi (si ce n’est meilleur) bon.