Wasted paper.
La presse musicale et culturelle nous fait regretter les cinq euros en moyenne qu’on lui réserve chaque mois. Même en payant ce qui reste relativement abordable, on est en droit d’attendre mieux que des copiés/collés de dossiers de presse ou des articles dignes d’un blog d’ado pré-pubère.
Sans vouloir tirer sur l’ensemble de la presse spécialisée, beaucoup de magazines déçoivent.Ce n’est pas que l’on place d’énormes espérances pendant la fébrile attente de l’arrivée en kiosques, mais le sentiment d’être resté sur sa faim prend de l’ampleur.
Il y a toujours de bons magazines et de très bons articles qui méritent l’attention, mais à l’heure ou la presse se plaint de se faire asphyxier par le blogging, un effort sur le contenu serait le bienvenu afin de garder notre intérêt intact pour l’archaïque papier. Mais de là à faire ressembler son magazine à ce que le net vomit au kilomètre chaque jour… On est navré de lire dans le TSUGI N°15 une page titrée « Le d’jeuns pour les nuls », ou l’article type « ne dites plus … mais dites … ». Quitte à faire du remplissage on aurait préféré une interview de Matthys, en démo sur le sampler et qualifié comme : « Sans problème sur le podium des meilleures démos Tsugi ».
Pour continuer dans le rôle du mécontent de service,au niveau des longueurs d’ articles, on s’en tient généralement à deux pages d’asthmatique. Soit le papier coûte atrocement cher, soit il s’agit d’une volonté de ne pas effrayer le lecteur qui pourrait faire une syncope à la vue de l’incommensurable effort de lecture qui l’attend. Est-ce qu’il n’y a que dans « Gasface » que l’on puisse trouver des sujets de plus de trois pages et qui soient passionnants d’un bout à l’autre ? Sans compter tout ce qui ressemble de trop prés à du dossier de presse ambulant, tenant un panneau sur lequel est écrit « Non, non ! J’vous jure je suis un vrai article ! ».
Ceci dit, il doit sûrement y avoir certaines bonnes choses à prendre malgré tout, mais sans avoir eu l’occasion de fourrer le nez dans tous les magazines, voila ce qu’il en ressort : petite déception et lassitude. Ne pas oublier non plus que, si les interviews sont souvent trop courtes c’est parce que les cinq minutes accordées à chaque journaliste pendant les journées promo sont bien insuffisantes. Et sur le contenu des articles, qu’on le veuille où non, ce n’est quand même pas évident de critiquer ouvertement une marque, ou l’artiste d’un label qui vous prend environ cinq mille euros minimum de pub par numéro… Enfin, si on détestait tant que ça tous ces magazines, on continuerait pas à les acheter, et à les garder précieusement par ordre chronologique.







Assiste t’ on à un déclin du support papier au profit du cyber-journal? Ou peut être tout simplement le business de la musique n’étant plu aussi rentable qu’il y a 10 ans,les moyens apportés à ce secteur se sont considérablement amenuisés,réduisant de facto la qualité des productions journalistiques? Il serait intéressant de se pencher sur l’évolution des ventes de ces magasines depuis les 5 dernières années mais également de s’intéresser à l’évolution qualitative de ces supports en terme de publicités/page ou en considérant,comme il a été précisé dans l’article, le contenu même des textes afin d’y déceler ou non un élargissement des sujets traités.
Le déclin n’est pas visible que dans la presse musicale, malheureusement.
Allez feuilleter les magazines de vos parents, des vos petites sœurs, frères, cousins, cousines… Plein de pub, énormément de photos pour combler les trous dûs au manque de texte…
Musicalement, depuis Radikal, y’a plus rien à se mettre sous la dent. Groove à completement dérailler en tombant sous les griffes des maisons de disques (critiques CD « leche cul » pas objectives pour un sous, artistes sponsorisé Skyrick…) Y’a bien que Gasface qui fait des efforts, avec de bons dossiers, de longues interview (Karim Achoui dans le dernier). Le point négatif, c’est qu’il ne parait pas régulièrement..
Sportivement, je vous conseille SO Foot. L’interview du mois est longus de 7 à 10 pages, avec un long dossier.
Clark, y’a pas grand chose à lire en fait. C’est interessant mais baclé.
Shoes Up c’est pareil.
Heuresement, les fanzines graffiti fleurissent.